Urgence main Sud Aquitaine

Des mains au service de vos mains

Pansements

Les pansements ont également un rôle important dans cette prise en charge pluridisciplinaire, car bien que la réfection d’un pansement soit un acte infirmier réalisé sur prescription médicale, les transmissions au sein d’une équipe interdisciplinaire sont primordiales pour garantir une prise en charge globale et individuelle aux patients.

Comment évolue la cicatrisation ? Quelles zones ne doivent pas subir de variations thermiques : froid ou chaud souvent utilisé en rééducation sont parfois à adapter en fonction d’une cicatrisation dirigée, d’une greffe ou d’un bourdonnet. Comment effectuer un pansement qui ne gène pas la mobilisation et le travail des rééducateurs ?

Changer un pansement nécessite le respect des règles d’hygiène normées, mais concernant la main ou les doigts, le pansement doit aussi répondre à des critères spécifiques:

  • le Pansement doit être le Plus Petit Possible : les commissures entre chaque doigt et les articulations doivent être libres. " Ne pasaveugler les pulpes " ou camoufler la paume pour garder les fonctions fondamentales de la main et du doigt : toucher, effleurer, prendre.
  • le pansement doit être adapté à la lésion, inutile qu’un gros pansement bloque plusieurs articulations proximales ou empêche l’ajustement d’une attelle.
  • le pansement doit permettre la mobilisation, il faut donc « alléger » les pansements et ne plus utiliser de bandes, sauf en compression temporaire lors de saignements importants.
  • le pansement doit rester propre : en règle générale le rythme de changement est tous les deux jours, mais il pourra être adapté en fonction de la plaie ou des activités.
  • l’ablation doit être indolore, car c’est souvent le moment le plus douloureux.

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L’infirmière devra donc agir avec douceur:

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  • retirer le pansement sous l’eau continue du robinet à température ambiante. L’eau du robinet combine une action mécanique à l’humidification lorsque les pansements sont secs et cartonnés, ce qui est souvent le cas pour le premier pansement. Par la suite, laver les mains permet aussi d’obtenir une bonne détersion des croûtes, mais permet aussi au patient de se réapproprier sa main-objet en se familiarisant avec sa main-blessée.
  • utiliser des pansements non adhérents ou mettre un interface sur la plaie,
  • exercer une traction tangentielle à la plaie; c’est-à-dire déformer les mailles de la compresse ou du tulle gras pour que les adhérences cèdent sans tirer sur la plaie;
  • s’assurer que le patient ai pris ses antalgiques et réajuster si besoin l’heure de la prise pour atteindre le pic d’efficacité du traitement. En général il devra être pris au moins 30 minutes avant.
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Au moindre doute lors de l’ouverture du pansement en place : aspect, rougeur, odeur… l’infirmière devra conseiller au patient de consulter son médecin traitant ou son chirurgien (s’il s’agit d’un pansement post-opératoire). Car malgré des soins biens menés, une plaie peut parfois évoluer vers une infection, une inflammation locale ou vers une cicatrisation atone. Un geste chirurgical de reprise, un parage de plaie, une antibiothérapie ou un changement de protocole pourra alors être mis en place.

L’intervention d’une infirmière diplômée d’état permet de repérer des signes de complications comme : l’allergie au pansement (film plastique, adhésif…), l’infection, l’hématome, la nécrose, la désunion cutanée, la saillie du matériel, l’algoneurodystrophie ou des cicatrices pathologiques.

L’infirmière surveillera également la réimplantation d’un doigt, la prise d’une greffe ou d’un lambeau.

Elle conseillera le patient pour aménager au mieux son quotidien afin de mieux vivre sa plaie : lutte contre l’œdème et la douleur, positions à prendre ou mobilisations à faire.

 

Pour une bonne cicatrisation, quelques règles sont à respecter :

  • ne surtout pas mouiller le pansement, contacter l’infirmière si c’est le cas
  • ne pas FUMER
  • éviter de salir le pansement
  • ne pas retirer soi-même le pansement car rien ni personne ne doit être en contact direct avec la plaie
  • avoir une alimentation équilibrée et riche en protéines
  • bien s’hydrater
  • contrôler sa température corporelle
  • respecter l’ordonnance des médicaments prescrits par le chirurgien

 

La cicatrice :

La cicatrisation de la plaie s’effectue en moyenne en une quinzaine de jours.

C’est une histoire naturelle qui varie en fonction de la nature de la plaie (traumatique, opératoire, brûlure, nécrose…) mais c’est aussi une histoire individuelle et certaines pathologies ou facteurs de risque (tabac, alcool, diabète, mauvaise alimentation) peuvent augmenter le temps de cicatrisation.

Lorsque la plaie est guérie, il reste la cicatrice, elle devra rester à l’air, et ce même avec des fils résorbables, qui pourront être ôtés

Il est important de récupérer rapidement la motricité et la fonction de la main.

La cicatrice va évoluer dans les 6 mois qui suivent, il faudra :

  • surveiller l'apparition d'une rétraction ou d'une cicatrice hypertrophique ou chéloïde
  • masser- la quotidiennement avec une crème hydratante.
  • ne pas exposer la cicatrice sans une protection écran totale (indice sup. à 50) pendant 1 an.
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